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La résolution des images bitmap

Image bitmap et résolution
 
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Narration de ce vidéogramme pour les obsédés textuels et les malentendants

 

Il existe deux types d’images. Les images réelles et les images immatérielles. Les images réelles, nous les connaissons bien, il s’agit de fresques, de peintures, d’enluminures, de dessins, de gravures... Les images immatérielles ou virtuelles sont des images qui cessent d’exister, lors de l’arrêt du projecteur, de la télévision ou de l’ordinateur. Par le biais des techniques d’impressions de toutes sortes, il est possible de transformer une image virtuelle en images réelles, mais il s’agit d’une transformation. Ici, je pense à la technologie de l’échographie : c’est-à-dire, quand le son devient image.

Dans le monde de l’infographie et notamment celui des logiciels Adobe : Il existe deux types d’images :

Quelques notions sur les images bitmap

L’image bitmap est composée de pixels placés les uns à côté des autres. Grâce à leur grand nombre et à leur finesse, on obtient une dilution optique créant, par exemple, des notions de dégradé entre deux zones colorées.

Voici l’image d’une fleur, celle-ci est composée de 1000 pixels en largeur et 1000 pixels en hauteur soit 1 million de pixels.

En effectuant un « Zoom », il est facile de remarquer que le dégradé se transforme progressivement en une succession de couleurs proches, mais néanmoins différentes.

Le nombre de couleurs d’une image bitmap peut-être très importante. Sans rentrer dans le détail, nous allons nous arrêter aux images dites « 24 bits ». 24 bits veut dire que l’image contient 8 bits couleur pour le rouge auquel il faut additionner 8 bits couleur pour le vert et enfin 8 bits couleur pour le bleu. Vous l’aurez compris, 8 bits x 3 = 24 bits.

8 bits équivalent à une plage de couleur qui s’étend sur 256 niveaux de gris : une image 24 bits sera donc composée de 256 niveaux de rouge, 256 niveaux de vert et 256 niveaux de bleu : en multipliant ces différentes valeurs, nous obtenons la somme de 16 777 216 nuances pour une image en 24 bits.

La résolution d’une image bitmap est définie par sa surface et son nombre de pixels.

Il est possible d’appliquer n’importe quelle taille, dans la limite d’une résolution de 1, à n’importe quel nombre de pixels. Le résultat aura plus ou moins une apparence pixélisée.

Je vais utiliser Adobe Photoshop qui paraît plus adapté à l’explication de cette manipulation.

À l’écran, nous voyons une image de 1000 pixels par 1000 pixels. En affichant la fenêtre « taille de l’image », il est possible d’avoir un certain nombre d’informations.

Les informations actuelles affichées à l’écran, ne permettent pas de savoir qu’elle saurait la taille de l’image imprimée.

En modifiant l’unité de la « largeur » et en sélectionnant « centimètres », nous pouvons percevoir la taille d’impression avec la résolution 72 DPI. Ici, dans notre cas 35,28 cm.

En utilisant la résolution de 72 DPI, cette image, d’un point de vue technique, sera considérée comme une image de mauvaise qualité en raison de son manque de netteté. Dans les zones contrastées, il sera même possible de voir les pixels à l’œil nu.

En général dans le monde de la PAO, on préconise une image dont la résolution est de 300 DPI (dots per inch soit pixels par pouce ou encore point par pouce).

Cette valeur est d’ailleurs à revoir en raison de la finesse des trames et de la technologie du « CTP » (computer to plate) qui permet de créer des plaques offset sans utiliser de film comme on le faisait, il y a encore quelques années. Il serait mieux de considérer la valeur de 360 dpi comme nouvelle valeur de référence.

Dans la fenêtre taille de l’image, décochons le terme ré-échantillonnage afin de ne pas modifier le nombre de pixels.

Indiquons la valeur 360 au lieu de 72 dans le champ qui correspond à « résolution ».

Ces nouvelles valeurs permettront d’imprimer cette image de façon optimale à 7,06 cm multipliés par 7,06 cm.

Nous sommes ici dans le cas d’une image réaliste dont le spectateur prendra plaisir à voir une image nette.

Cliquons sur « annuler » pour fermer la fenêtre.

Sortons un instant des contraintes techniques au service d’une esthétique optimale.

Nous allons créer une image abstraite, si vous préférer non figuratif comme il est se dit dans le monde l’art.

Pour cela nous allons sélectionner un groupe de 25 pixels : c’est-à-dire cinq pixels de hauteur sur cinq pixels de largeur.

Je vais zoomer sur une partie de l’image à la recherche d’un motif intéressant. Je cherche à créer un camaïeu de couleurs subtiles et agréables à l’œil.

Afin d’effectuer cette réalisation avec facilité, je vais obliger Photoshop à me proposer une sélection de cinq pixels par cinq pixels. J’active l’outil sélection de la barre des outils et dans la zone contextuelle, je sélectionne « taille fixe » dans la rubrique correspondant à « style » et j’inscris cinq pixels dans chacune des cellules.

Ma sélection sera alors de 25 pixels. Je peux donc aisément chercher une zone susceptible de me convenir.

Je vais, par exemple, déterminer cette zone.

Dans le menu « image », je sélectionne la commande « recadrer » pour ne garder que ces 25 pixels.

Toujours dans le menu « image, je sélectionne la commande « taille de l’image ».

Je vérifie que l’option « rééchantillonnage » n’est pas cochée.

Et je modifie la résolution en inscrivant la valeur « 1 ».

Ici mon image fait 12,7 cm de côté et du fait de sa structure le résultat imprimé sera parfait.

Si je décide d’imprimer cette image en utilisant le zoom de l’imprimante, je pourrais obtenir une grande taille. C’est-à-dire des carrés parfaitement nets et le résultat imprimé sur toile sera très joli dans mon salon.

J’ai pris des exemples quelque peu extravagants pour bien comprendre le problème de la résolution des images bitmap.

Si l’on devait retenir qu’une seule chose, nos images doivent être à 360 dpi pour obtenir la qualité optimale. C’est le nombre de pixels de l’image de base qui conditionnera le résultat.

L’enregistrement basique d’un fichier bitmap se fait de la façon suivante en enregistrant chaque pixel et ces données couleur.

Par exemple, je place la fenêtre « informations » près de mon image. Avec l’outil « pipette » je peux connaître la valeur de couleur de chaque pixel. Pour le rouge, pour le vert et pour le bleu voire éventuellement en CMJN (le cyan, le magenta, le jaune et le noir).

Le fichier sera donc constitué du premier pixel avec ses trois valeurs RVB puis du second pixel avec ses trois valeurs RVB, etc.

Pour un fichier de 1000 pixels par 1000 pixels, l’ordinateur renouvellera 999 999 fois l’opération.

Je vous laisse imaginer des capteurs photographiques à 50 millions pixels en 36 bits.

Voilà, ce tutoriel est terminé. Vous retrouvez la suite dans une prochaine vidéo.

À bientôt

Pierre Tomy Le Boucher