ptlb-formation à Poitiers

Tutoriels de formation
pour les infographistes débutants et avancés

RVB ou CMJN, un choix stratégique

RVB versus CMJN
 
Retour au sommaire des vidéos -  Vidéogramme suivant ...

Regarder « RVB ou CMJN, un choix stratégique » sur youtube
Consultez notre choix de formations sur PTLB-Formation.fr

Narration de ce vidéogramme pour les obsédés textuels et les malentendants

 

Le mode RVB et le mode CMJN.

Je vais tenter de vous expliquer la différence entre ces deux modes.

Pour simplifier, on va dire qu’avec le mode RVB, on peut créer un nombre de couleurs bien supérieur aux spectres visibles par un humain.

Il y a quelques années, certains spécialistes parlaient de 10 000 nuances.

Certains blogues, proposent des valeurs différentes telles que 2 millions ou 8 millions de couleurs perçues par un œil humain normal.

Quoi qu’il en soit, le calcul informatique permet de générer en 24 bits une image composée au maximum de 16 777 216 couleurs. Pour pouvoir retranscrire ces couleurs sur une feuille de papier, il faudrait un grand nombre d’encres de couleurs différentes.

En effet, les dispositifs tels que les imprimantes de bureau ou les imprimeuses offset utilisent les quatre couleurs que sont le cyan, le magenta, le jaune et le noir.

En « hexachromie », c’est-à-dire avec des imprimantes capables d’imprimer en six couleurs, il est possible d’améliorer le nombre total de couleurs.

En matière d’encres utilisées dans les imprimeries, il existe les couleurs de la marque « Pantone ». Celles-ci sont utilisées de manière spécifique et ne seront pas abordées dans ce vidéogramme.

Certaines imprimantes grand format destinées aux photographes et aux artistes possèdent un nombre de couleurs plus important.

Je citerai en exemple, le traceur « Epson stylus pro 9900 » dont le format d’impression et de 44 pouces, soit une laize, c’est-à-dire la largeur d’impression de 111 cm et utilise 11 couleurs différentes. Ces imprimantes coûtent environ 5000 € hors-taxes et permettent de s’approcher du modèle RVB.

Les imprimeuses offset traditionnelles possèdent plusieurs groupes d’impressions.

Il est possible de réaliser un document en quadrichromie, vous l’aurez compris en 4 couleurs, sur une imprimeuse offset dites « deux couleurs », c’est-à-dire une machine possédant deux groupes d’impressions.

En repassant le papier dans la machine une nouvelle fois, il sera possible d’obtenir les quatre couleurs. La première fois l’imprimeur utilise le cyan et le magenta.

Après un nettoyage très soigneux et très méticuleux de la machine, il repasse le papier pour imprimer, cette fois-ci, le jaune et noir. Les petites imprimeries de quartier et qui réalisent ce que l’on appelle des travaux de ville possèdent encore ce type de machine.

J’entends par travaux de ville, le papier en-tête, les cartes de visite et les documents tirés en faible quantité.

Ces imprimeries ont tendance à disparaître et sont remplacées par des entreprises qui proposent de l’impression numérique.

Beaucoup de petites et moyennes imprimeries ont intégré le numérique dans leur savoir-faire.

Dans les imprimeries un peu plus grosses, on trouve des imprimeuses offset ayant quatre groupes d’impressions permettant d’imprimer simultanément le cyan, le magenta, le jaune et le noir.

Certaines machines possèdent un cinquième groupe qui peut servir au vernis. Ainsi, les documents ont un aspect brillant presque clinquant. Ce type d’impression est en général réservé aux plaquettes publicitaires des grandes marques.

Les documents sont vernis, voire vernis partiellement. En appliquant du vernis de façon partielle sur le document, vous obtenez un résultat du plus bel effet. Des noirs mats juxtaposés avec des noirs brillants permettent d’obtenir des documents d’apparence luxueuse.

Cette technique s’appelle le vernis sélectif et entraîne forcément un surcoût.

Certaines imprimeuses offset possèdent huit groupes d’impressions, non pas pour disposer de huit couleurs, mais pour imprimer le recto et le verso simultanément.

Avec une machine quatre couleurs, vous imprimez le recto puis vous basculez vos feuilles de papier pour les repasser à nouveau dans la machine et ainsi imprimer le verso.

En fonction de la taille de la machine et du format du document, il est possible d’imprimer le recto et le verso simultanément, mais sur une seule face du papier. Ainsi lorsque la première passe est terminée il suffit de retourner papier, sans se tromper, et obtenir la même chose, mais sur l’autre face de papier.

Le positionnement des pages doit évidemment être étudié, pour qu’une fois l’impression terminée, les pages se retrouvent dans l’ordre. Le positionnement des pages s’appelle l’imposition.

Autrefois l’imposition était réalisée à la main, puis est venue, le temps des infographistes. Ceux-ci positionnaient les pages de façon manuelle. Aujourd’hui, c’est l’ordinateur qui calcule la position de chaque page à partir du PDF fourni à l’imprimeur.

Une machine offset qui posséderait 11 groupes de couleurs coûterait plusieurs millions d’euros. C’est pourquoi les imprimeurs travaillent avec des machines quatre couleurs, qui le plus souvent suffisent à créer des visuels dont l’impact est lié au choix des couleurs, à l’intention graphique et à la créativité.

Le cyan, le magenta, le jaune et le noir ont été déterminés pour établir un compromis entre qualité et coût.

L’ensemble du spectre colorimétrique RVB est donc impossible à imprimer sur une imprimeuse offset quatre couleurs dans les conditions que je viens d’évoquer.

Si un infographiste livre à l’imprimeur une image en RVB le résultat manquera de saturation et sera d’aspect grisâtre. En principe, cette erreur ne peut pas arriver, car le service PAO de l’imprimerie contrôle systématiquement les oublis des infographistes qui travaillent dans les agences de « Com » dont certains sont tête en l’air.

En général, l’image de base qui provient souvent d’un appareil photographique est en RVB. Nous verrons plus tard qu’il existe plusieurs types de RVB.

Il suffit donc à l’infographiste de transformer l’image RVB en CMJN. Cette opération s’effectue d’une façon relativement précise en convertissant le profil dans Photoshop.

En résumé, le mode CMJN tente de simuler le résultat obtenu lorsque l’image sera imprimée sur une imprimeuse quatre couleurs.

Nous allons réaliser deux expériences.

Dans Photoshop, menu « fichier », commande « ouvrir » et je sélectionne le fichier qui se nomme commerciaux hommes et femmes devant terre de couleur verte-rvb.PSD.

Utilisons cette image réalisée par un photographe. Celle-ci est au format PSD en RVB.

Pour transformer cette image, il paraîtrait logique d’aller dans le menu « image » et sélectionner l’option « mode ».

Ici, on peut s’apercevoir que le mode activé correspond au RVB. En dessous se trouve la commande couleur CMJN. Nous allons utiliser cette commande juste une fois, car une invite de Photoshop va s’afficher.

Sélectionnons « couleurs CMJN ».

L’invite de Photoshop nous explique que la conversion va utiliser un profil, ici « Coated Fogra 39 » est un numéro ISO ».

Afin de bien comprendre, pourquoi Photoshop nous propose cette solution, il paraît nécessaire de procéder différemment. Cliquons sur la commande « annulée ».

Dans le menu édition, je sélectionne la commande : « convertir en profil ».

La fenêtre « convertir en profil » s’affiche.

La première rubrique qui se nomme : « espace source » nous indique le profil RVB. » Ici il s’agit d’un profil : «sRGB plus une référence. Ce profil a été attribué par les réglages de l’appareil photographique du photographe.

La deuxième rubrique qui se nomme : « espace de destination » permet grâce à son menu déroulant de choisir le profil CMJN.

En cliquant sur le chevron, il est possible de voir les profils CMJN disponibles.

En utilisant l’ascenseur, nous pouvons apercevoir toute une série de profil avec des noms improbables.

Et là, un grand point d’interrogation s’affiche dans notre cerveau.

Quel profil doit-ont choisir ? Comme ce profil doit être compatible avec le sous-traitant, il est plus simple de téléphoner à l’imprimerie qui réalisera l’impression. En général le service PAO vous indiquera le profil à utiliser.

Effectuez cette démarche auprès de votre imprimeur, mais sachez qu’en général, ils utilisent le Fogra 39 qui est actuellement sélectionné dans la fenêtre.

Sachez que les profils colorimétriques de l’espace de destination sont des algorithmes qui traitent l’image RVB afin de simuler au mieux le rendu CMJN dans sa version-écran qui devra être au plus proche de la version imprimée.

De toute façon, il est nécessaire d’aller aux bons à tirer machine.

C’est-à-dire que vous prenez un rendez-vous avec votre imprimeur pour que vous puissiez assister aux dernières phases de réglages. En effet, un imprimeur peut modifier l’encrage de façon relativement importante.

En général, les choses se passent de la façon suivante.

Avant votre arrivée, le conducteur offset a réglé sa machine de façon optimale par rapport aux données techniques qui lui a été fournies. En fonction du résultat, il est possible de fignoler l’aspect du document.

Le conducteur offset peut modifier plusieurs couleurs dans des plages qui sont liées au sens d’impression, c’est-à-dire dans le sens de roulement de l’impression du document. Dans un exemple fictif, le conducteur offset peut rehausser une bande d’une certaine largeur qui contient une photo et ajouter plus de cyan ou de jaune pour rendre l’herbe plus verte.

S’il y a une photo juste en dessous, dans le sens de roulement de l’impression, celle-ci sera également impactée. Il est donc nécessaire de faire des compromis. Vous pouvez en général compter sur le professionnalisme du conducteur offset qui vous guidera et vous expliquera les différentes possibilités.

Pour accroître la proportion d’encre, il suffit d’augmenter l’écart entre les lames en sortie d’encrier dans des zones distinctes. Le conducteur offset peut ainsi modifier chacune des couleurs.

En général, les bons à tirer machine sont appréciés par les imprimeurs en raison du transfert de responsabilité. En effet, vous approuvez et vous signez le réglage retenu, ce qui fait de vous le responsable.

Retournons dans Photoshop, la fenêtre « convertir en profil » étant toujours ouverte. L’option « aperçu » vous permet d’observer la modification qu’entraîne le profil de destination.

En cochant puis en décochant, il est facile de voir la différence. Ici, dans cette image la différence s’exprime surtout au niveau de la couleur verte.

Le résultat est moins contrasté et paraît même désaturé.

Ici l’infographiste, utilisera l’ensemble des outils colorimétriques de Photoshop pour essayer de retrouver de la clarté dans cette image.

Comme il travaillera en mode CMJN, il est sûr de ne prendre aucun risque, car en effet, il lui est impossible de créer une couleur en dehors de l’espace colorimétrique CMJN.

Si on observe cette image, les personnages subissent une altération beaucoup moins importante que le fond.

Ici on rentre dans la difficulté de la description, car l’encodage de cette vidéo et la qualité de votre écran modifient probablement de façon importante la perception. Il est probable que ma perception soit différente de votre perception.

Quoi qu’il en soit, l’infographiste doit trouver des solutions.

Soit il accepte la modification imposée par le profil CMJN.

Soit il décide de modifier les paramètres de l’image pour la rendre plus séduisante.

L’élément déterminant est le temps de modification de l’image qui entraîne un surcoût.

Dans notre cas, nous allons imaginer que le temps et le budget ne sont pas un problème et nous allons ici, essayer de trouver une solution pour améliorer l’image. Toutefois, la solution sera minimaliste en raison de la longueur de ce vidéogramme.

Il faut bien comprendre que c’est impossible de retrouver l’éclat de l’image RVB.

Il est possible de modifier cette image, mais le résultat obtenu sera parfaitement subjectif.

Toujours dans la fenêtre convertir en profil, je clique sur OK pour appliquer le profil colorimétrique CMJN.

Vous remarquerez en haut de l’image le terme CMJN à l’extrémité du nom de fichier.

Enregistrons cette image en modifiant très légèrement son nom.

Menu : « fichier » sélectionnons la commande « enregistrer sous » et remplaçons, dans le nom de fichier actif les lettres RVB par les lettres CMJN. Il sera ainsi facile de différencier les deux images.

Je clique sur : « enregistrer ».

La taille de l’image étant assez grande, le temps d’enregistrement peut être plus ou moins long.

L’image active est bien évidemment l’image CMJN.

L’idéal serait de voir les deux images côte à côte.

Dans le menu : « fichier » commande « ouvrir ».

Je sélectionne le fichier qui se nomme « commerciaux hommes et femmes devant terre de couleur verte RVB.psd.

En principe, les fenêtres sont affichées dans des onglets séparés rendant possible le basculement entre l’image RVB et l’image CMJN.

Je désire que l’image qui possède le mode RVB, lorsque celles-ci seront côtes à côte, soit placée sur la gauche. Actuellement cette image ce trouve positionnée sur l’onglet de droite.

Pour être sûr que celle-ci soit placée à gauche, c’est-elle qui doit être active avant l’application de la commande de placement des images.

Donc j’active l’onglet de l’image RVB.

Menu « fenêtre » et je sélectionne la première commande qui se nomme « réorganiser ».

Ici je choisis la commande : « 2 vignettes verticales ».

Ainsi, l’image RVB est à gauche et l’image CMJN et à droite.

Tout à l’heure, nous cliquions sur la petite case correspondant à « aperçu » pour percevoir la différence entre le mode RVB et le mode CMJN. La différence entre les deux images était extrêmement visible.

Lorsque les images sont côte à côte, j’ai l’impression de percevoir moins de différences.

En analysant rapidement ces deux images, on a l’impression que le mode CMJN a surtout modifié la couleur verte en lui faisant perdre de l’éclat.

Les personnages ne paraissent pas trop modifier.

Dans la partie haute de l’image, on peut percevoir des zones plus ou moins claires qui simulent des continents. Le contraste est bien meilleur sur l’image RVB.

Il existe plein de solutions pour effectuer les modifications et il est facile d’y passer des heures. Chaque infographiste aura ses méthodes.

Je vous propose quelques solutions, celles-ci sont sans prétention en raison du contexte du vidéogramme. Je doute que vous ayez envie de regarder un vidéogramme où l’infographiste tâtonne pendant plusieurs dizaines de minutes.

Nous allons nous intéresser à la modification du vert de l’image.

Vous l’aurez compris, la méthodologie sera différente pour chaque image. Ici, je vous propose cette méthodologie, mais il y en a d’autres.

Nous allons isoler le vert de l’image. Ici encore une fois, il y a bien sûr différentes méthodes.

Nous allons utiliser la commande : « plage de couleur ».

L’image CMJN étant active, je vais dans le menu « sélection » et je choisis la commande : « plage de couleur ».

La fenêtre « plage de couleur » possède plusieurs options.

Ce qui est affiché à l’écran est souvent en relation avec la dernière utilisation.

En général, on reconnaît les éléments de l’image qui sont ici figurés en noir et blanc.

Les parties blanches correspondent à la future sélection.

Ici, pour ma démonstration, je déplace le curseur correspondant à tolérance pour le mettre à « zéro ».

Je sélectionne l’outil « pipette » qui se trouve sur la partie droite de la fenêtre.

Je clique à différents endroits de l’image et je perçois des zones blanches.

En augmentant la tolérance, ces mêmes zones blanches deviennent plus importantes.

Maintenant, j’indique 40 dans la rubrique tolérance.

L’image prend une tout autre allure, il devient possible de reconnaître un certain nombre d’éléments.

En cliquant, toujours avec la première pipette, j’obtiens des plages blanches différentes.

Pour augmenter la taille de la sélection, j’utilise la touche « pipette plus » dans les zones vertes, l’image qui se trouve à droite me permet facilement de déterminer ces zones.

L’addition successive de l’utilisation de la « pipette plus » me permet d’isoler le personnage.

En cliquant en haut à gauche de la vignette, la sélection finit par atteindre les habits de la jeune femme. Il est donc, dans ce cas nécessaire d’utiliser la « pipette moins ». Vous l’aurez compris, par un jeu successif de sélection, vous arriverez à isoler les personnages.

On s’aperçoit très vite que la partie en haut à gauche altère les personnages. Mais comme celle-ci n’est pas en contact avec les personnages, il sera facile d’effectuer une sélection manuelle et supprimer cette zone.

Avec le résultat que j’obtiens ici, il suffira de supprimer les parties sélectionnées en mode manuel.

Je clique sur OK pour refermer la fenêtre : « plage de couleur ».

Il me suffit maintenant de zoomer sur les parties à désélectionner et utiliser l’outil : « lasso polygonal ».

A l’aide de la touche « majuscule », je vais pouvoir terminer l’obtention d’une sélection conforme à mes attentes, c’est-à-dire la sélection des zones de couleur verte.

En quelques secondes, je vais pouvoir sélectionner l’ensemble des parties vertes afin d’isoler les personnages.

J’utilise le raccourci clavier « Ctrl + C » pour copier et le raccourci clavier « Ctrl + V » pour coller.

Cette manipulation permet de créer un nouveau calque.

Affichons la fenêtre « calques », celle-ci possède 2 calques Le premier se nomme arrière-plan et correspond à l’image originale.

Le deuxième s’appelle calque (avec un numéro) et correspond à la sélection de la couleur verte.

En masquant le calque arrière-plan à l’aide de l’œil, il est possible de ne voir que la partie verte.

Nous allons donc pouvoir effectuer les modifications uniquement sur le vert.

Je clique sur l’œil qui correspond à arrière-plan pour voir de nouveau les personnages et je prends soin d’activer le calque qui se trouve en haut de la pile.

Je referme la fenêtre pour gagner de la place.

Je vais utiliser la commande qui se nomme « luminosité contraste ».

En général on utilise cette instruction avec parcimonie qu’elle a tendance à éliminer des points dans les couleurs claires et donne un aspect surexposé. Il est nécessaire de garder environ 3 % de points de matière dans les blancs.

Ici, l’intensité des verts clairs me permet l’utilisation de cette commande.

Menu « image », commande « réglage », je sélectionne la première commande qui se nomme : « luminosité / contraste ».

Dans la fenêtre nommée « luminosité / contraste », je vais directement inscrire les valeurs qui ont été déterminées en amont.

Luminosité égale 29.

Contraste égal 21.

En cliquant sur aperçu de façon alternative, je perçois la différence entre les deux images.

Je note surtout que les continents qui sont sur la boule, sont plus visibles avec ce nouveau réglage même si je reconnais ceci est sensible.

Par compte, le fond gagne en clarté.

Je clique sur OK pour valider le contenu de la fenêtre « luminosité / contraste ».

Dans la fenêtre calque, je peux cliquer sur l’œil qui correspond au calque qui est en haut de la pile et ainsi observer de nouveau la modification apportée par la commande « luminosité / contraste ».

Ici, je trouve que l’amélioration du contraste améliore l’image. Il faudrait effectuer des sélections partielles pour obtenir et améliorer le résultat.

Observons les 2 images qui sont côtes à côte.

Il est vrai que l’image RVB possède plus de jaune dans sa partie basse.

On va arrêter cette démonstration ici sur cette image sachant qu’il est toujours possible d’aller toujours plus loin.

Sauvons l’image CMJN en l’incrémentant afin de mémoriser celle-ci.

Menu « fichier », commande : « enregistrer sous » et ajoutons » - 01 » au nom de l’image et cliquons sur enregistrer.

Dans l’exemple que nous venons de réaliser, l’image aurait pu être utilisée dans son état premier lorsque celle-ci a été basculée en CMJN. En effet la modification apportée est subjective, mais elle est surtout démonstrative.

Refermons nos deux images.

Nous allons charger une nouvelle image.

Menu « fichier », commande « ouvrir » et sélectionnons l’image qui se nomme « formes géométriques RVB. PSD ».

Sauvons cette image directement sous le nom formes géométriques CMJN même si celle-ci est encore RVB.

Menu : « fichier », commande « enregistrer sous » et modifions le nom du fichier en remplaçant les lettres RVB par les lettres CMJN.

Cliquons sur le bouton enregistrer.

Pour avoir les deux images affichées côte à côte, procédons de la façon suivante.

Menu : « fichier : commande « ouvrir » et sélectionnons le fichier qui se nomme : « formes géométriques RVB. PSD ».

Dans le menu : « fenêtre », commande : « réorganiser » nous sélectionnerons l’option : « 2 vignettes verticales ».

Activons l’image dont le nom de fichier possède le terme CMJN.

Dans le menu « édition », je sélectionne la commande : « convertir en profil ».

Je clique directement sur « OK », le format « Fogra 39 » étant sélectionné.

Ces deux images ont le mérite de montrer un choix de couleurs significatif et ainsi démontrer l’écart entre le mode RVB et le mode CMJN.

Sauvons l’image au format CMJN sous le même nom.

Le modèle RVB à un « Gamut » plus important que le mode CMJN.

Le « Gamut » correspond aux spectres colorimétriques.

Dans le schéma affiché à l’écran, il est possible de voir des sélections qui représentent les possibilités des profils. Le profil le plus important est le Prophoto RGB et le plus réduit est le SWOP CMYK.

Vous remarquerez que le spectre du Adobe RGB 1998 englobe plus de couleur que le sRGB.

Pour finir ce vidéogramme, je voudrais synthétiser les informations de la façon suivante.

Lorsqu’une image est à destination des écrans, celle-ci peut avoir un profil colorimétrique RVB.

Lorsque l’image est destinée à l’impression en quatre couleurs comme l’offset ou les imprimantes de bureau, l’image doit être transformée en lui appliquant un profil CMJN. Le résultat obtenu pourra être modifié pour obtenir une image plus séduisante.

Les artistes, les photographes ou toutes personnes désirant avoir des images avec un large spectre utiliseront des traceurs grand format possédant jusqu’à 11 couleurs.

Dans tous les cas, il faut se rappeler que les images écran doivent posséder une résolution de 72 DPI et que les images imprimées doivent être constituées d’une résolution de 300 voire 360 dpi.

Pour les tirages sur les traceurs grands, formate la résolution peut-être encore différente. Ces données techniques vous seront fournies par le sous-traitant.

Nous avons encore utilisé Photoshop pour ce vidéogramme alors que le titre de la formation porte sur le logiciel Illustrator. Si vous avez regardé les autres vidéogrammes, vous aurez compris l’interaction entre ces deux logiciels. En effet, Illustrator ne peut pas effectuer ce type de retouche colorimétrique sur les images bitmap.

En ce qui concerne Illustrator, les choses sont beaucoup plus simples puisque le mode est déterminé au moment de la création du document.

Basculons sur Illustrator.

Dans le menu « fichier », commande « nouveau ».

La fenêtre « nouveau document » s’affiche à l’écran.

Il suffit de choisir le mode colorimétrique qui se trouve dans la partie à droite et est plutôt vers le bas.

Le petit chevron me donne accès au menu déroulant. Seuls deux choix sont possibles.

Dans notre cas, il s’agit de la création d’un document. Ainsi en travaillant en mode CMJN, il vous sera impossible de sortir, de créer des couleurs qui n’appartiennent pas au spectre colorimétrique du CMJN.

Dans le cas où vous désiriez réaliser un travail sous Illustrator qui utilise des images bitmap, celles-ci doivent être traitées dans Photoshop selon le processus que l’on vient d’évoquer.

Il est possible de transformer une image RVB dans Illustrator pour la transformer en CMJN.

Procédons de la façon suivante.

Allons dans le menu « fichier » commande « ouvrir » et sélectionnons le fichier qui se nomme formes géométriques-RVB.PSD.

Illustrator détecte qu’il s’agit d’une image en mode RVB.

Dans le menu « fichier » commande « modes colorimétriques du document », ici, il devient possible de basculer en CMJN.

Effectuons cette opération.

L’image change d’aspect comme nous pouvions nous y attendre.

Retournons dans le menu : « édition » et sélectionnons la commande « attribuer un profil colorimétrique ».

Une nouvelle fenêtre » s’affiche et se nomme attribuer un profil.

Il suffit d’activer le bouton radio : « profil » et sélectionnez dans le menu déroulant l’espace de travail Fogra 39.

Ensuite, on clique sur « OK » pour attribuer le profil.

Refermons la fenêtre effectuons un dernier test.

Menu « fichier », commande « ouvrir ».

Sélectionnons le fichier qui se nomme « formes géométriques CMJN. PSD ». Je vous rappelle que ce fichier a reçu un profil CMJN Fogra 39.

Dans le menu fichier, utilisons la commande « modes colorimétriques du document ». Il est facile de constater que l’image est au format CMJN.

Maintenant dans le menu : « édition » utilisons la commande : « attribuer un profil ».

La fenêtre « attribuer le profil » s’affiche. Nous constatons que le profil déterminé dans Photoshop est sélectionné.

En résumé, Illustrator est capable de transformer une image en mode RVB en lui attribuant le mode CMJN avec un profil Fogra 39.

Si vous trouvez que l’image importée dans Illustrator n’est pas acceptable, il sera préférable de la modifier dans Photoshop.

L’idée n’est pas forcément de retrouver l’aspect du mode RVB, mais plutôt trouver un compromis iconographique et sémiologique, c’est-à-dire faire des propositions de lumières et de contraste qui font sens dans l’image.

Pour nous, l’important, c’est de rendre les images attractives, séduisantes au service du concept qu’elle véhicule.

Ce vidéogramme est terminé.

À bientôt

Pierre Tomy Le Boucher