ptlb-formation à Poitiers

Tutoriels de formation
pour les infographistes débutants et avancés

Réalisation technique et pédagogique d'une montre de gousset - partie 04

Montre de gousset - partie 04
 
Retour au sommaire des vidéos

Regarder « Réalisation technique et pédagogique d'une montre de gousset - partie 04 » sur youtube
Consultez notre choix de formations sur PTLB-Formation.fr

Narration de ce vidéogramme pour les obsédés textuels et les malentendants

 

La photographie est sur l’onglet numéro un et notre illustration est sur l’onglet numéro deux.

Effectuons un zoom, sur la photographie pour comprendre la forme du remontoir.

Nous allons commencer par réaliser la base du remontoir.

En général, l’infographiste crée des tracés et opère une symétrie pour avoir une forme parfaite.

Ici, nous allons utiliser l’outil « largeur ».

Retournons sur l’onglet de notre illustration.

Créons un « calque » au-dessus de la pile et « verrouillons les autres calques » à l’aide de leurs « cadenas ».

Ce nouveau « calque » se nommera remontoir. Nous doubles cliquons dessus pour avoir accès aux « propriétés du calque » et ainsi sélectionner la couleur rouge clair.

En effet, Illustrator attribue des couleurs aux calques, qui parfois, sont plus ou moins visibles. C’est pourquoi j’ai tendance à utiliser le rouge ou le bleu.

À l’aide de la plume, traçons un trait relativement épais.

Dans la fenêtre « contour », j’indique la valeur « 60 pixels ».

Ici, exceptionnellement nous allons désactiver les « repères commentés ».

Je vais dans le menu : « affichage » et je désactive la commande : « repères commentés ».

Dans la » barre des outils », j’active l’outil « largeur ».

Je regarde de nouveau la photographie en essayant de copier le modèle de la forme.

Comme cet outil n’est pas le plus adapté, mais il a le mérite d’obtenir des résultats rapides, nous ferons au mieux. L’idée est de dessiner des cannelures.

Je clique au centre du trait et je positionne, dans un premier temps, des « points » pour ne pas opérer de déformation.

Pour les points suivants, je les dispose afin de fabriquer des cannelures.

Je me suis forcément écarté du modèle, mais ceci n’a pas d’importance.

Tant que la forme n’est pas « vectorisée », il est possible de la modifier.

À l’aide de la « flèche noire », sélectionnons notre forme.

Menu « objet », commande « tracée » puis « vectoriser le contour ».

Ici, nous allons voir une nouveauté. Je désire que ce cylindre cannelé possède un dégradé.

Il faut savoir qu’il est possible, grâce à la « pipette » de copier les attributs d’un autre élément sur le « plan de travail ».

Mon objet est sélectionné. Dans la » barre des outils », j’active « l’outil pipette » et je clique par exemple sur le dégradé du boîtier.

Vous remarquerez que si je clique sur l’autre dégradé mon objet prendra les attributs de l’élément sélectionné.

Je modifie l’épaisseur du tracé pour que celui-ci soit plus fin. Ici, j’inscris la valeur « 1,4 pixel ».

Activons de nouveau les « repères commentés » qui se trouvent dans le menu « affichage ».

Je regarde de nouveau la photographie.

Nous allons réaliser la forme qui se trouve juste au-dessus.

Ici, nous irons au plus simple en traçant une ellipse qui sera tronquée par un « Pathfinder » de soustraction de formes.

Il y a quelques années, il était préférable d’opérer des « Pathfinder » sur des formes ne possédant pas de « contour ». J’avoue que j’ai gardé cette habitude afin d’éviter tout « bug » qui me ferait perdre du temps.

Je trace mon ellipse et je donne une couleur et je prends soin de que cette ellipse ne possède pas de pourtour.

Éventuellement, j’affine la forme en m’inspirant de la photographie.

Je vais maintenant tracer un « rectangle » celui-ci doit être plus haut que l’ellipse, mais moins large afin de tronquer les extrémités droite et gauche de l’ellipse.

Pour tracer mon « rectangle », j’ai besoin de positionner un repère afin de connaître le centre de l’ellipse quand celle-ci ne sera plus sélectionnée.

Je positionne mon repère celui-ci se retrouve automatiquement sur le « calque » qui se nomme remontoir.

Ici, cela n’a pas vraiment d’importance. Mais toujours dans un souci de faire les choses proprement, j’imagine que montre travail peut être repris par un autre infographiste. Il sera persuadé que tous les repères sont dans le calque qui se nomme repères.

C’est pourquoi je vérifie que les repères sont déverrouillés.

La sélection du repère me permettra de savoir si celui-ci est verrouillé ou déverrouillé. En conséquence j’utilise ou non le raccourci clavier « contrôle » plus la touche « Alt » plus la touche «  ; ».

Le repère étant sélectionné, un petit carré de couleur rouge est apparu dans le calque.

Il me suffit de déplacer ce carré rouge dans le calque « repères ».

Je prends soin d’activer le calque remontoir.

Je peux donc effectuer le tracé de mon rectangle.

Dans la « barre des outils » je sélectionne l’outil « rectangle » et je trace un rectangle à partir du centre de l’ellipse en utilisant la touche « Alt ».

Je vais attribuer une couleur, à ce rectangle, différente de celle de l’ellipse.

Nous avons ici 2 couleurs, car après l’opération de Pathfinder il ne restera qu’une couleur.

Je sélectionne à l’aide de la flèche noire l’ellipse et le rectangle à l’aide la touche majuscule.

Dans la fenêtre « pathfinder », je clique sur l’icône numéro « 3 » qui se nomme « intersection ».

Comme son nom l’indique, cette opération booléenne ne gardera que l’intersection des deux objets.

Vous remarquerez ici la couleur. Il s’agit de la couleur du rectangle.

Autrement dit, la forme finale prend la couleur de l’objet qui est placé en premier plan avant l’opération.

Nous allons effectuer un « Pathfinder de réunion » entre la base du remontoir et cette ellipse tronquée.

L’ellipse tronquée est au « premier plan » le résultat prendra la couleur de l’ellipse.

Afin de conserver le dégradé, nous allons placer l’ellipse en « arrière-plan ».

Il suffit qu’elle soit sélectionnée avec la flèche noire pour ensuite utiliser le « bouton droit de la souris » et dans le menu contextuel qui s’affiche, choisir les commandes « dispositions » et « arrière-plan ».

Opérons une sélection de ces deux objets à l’aide de la « flèche noire » et à l’aide de la touche « majuscule ».

Pour ne faire qu’une forme distincte, je vais dans la fenêtre « Pathfinder » et je clique sur la première icône qui se nomme « réunion ».

Regardons une nouvelle fois la photographie.

L’anneau auquel est accrochée la chaîne n’a pas une forme régulière.

Essayons de reproduire cette même idée.

Pour réaliser cette forme, nous allons utiliser une méthode très différente.

Pour cela, je place un repère qui me servira de centre pour la suite de mon travail.

J’active le calque « repère » et je positionne mon repère. Afin que les repères ne bougent pas, j’utilise le raccourci clavier : « contrôle plus Alt plus ; » J’active le calque remontoir.

Ici, je vais tracer un cercle positionné sur la gauche.

Le point de naissance du cercle est positionné sur le repère que nous venons d’inscrire et le diamètre du cercle s’arrête au niveau du repère qui a permis de fabriquer l’ellipse tronquée.

Si besoin est, je sélectionne dans la barre des outils la petite icône qui permet d’attribuer les couleurs de fond de contour par défaut.

Ainsi mon cercle possède un « fond blanc et un pourtour noir ».

Nous avons besoin de positionner un cercle en « symétrie ».

Pour réaliser cette opération, nous allons utiliser le même principe que la rotation.

À l’aide de la « flèche noire » je sélectionne mon cercle.

Dans la « barre des outils », je clique sur le « petit triangle de l’icône rotation ». Cette manière de procéder me permet d’avoir accès à la commande qui se nomme « miroir » À l’aide de la touche « Alt » je place une « mire » au centre qui est aligné avec le cercle.

La fenêtre » miroir » s’affiche et propose toute une série de solutions. Ici, si ce n’est pas le cas, il est intéressant de cocher la case « aperçu ».

Nous cocherons le bouton radio « vertical » et nous cliquerons sur le bouton « copier ». Nous sommes dorénavant en présence de deux cercles placés symétriquement.

En observant un cercle sélectionné, nous pouvons remarquer qu’il est composé de quatre points sur le diamètre et d’un point central. Sélectionnons la flèche blanche.

Dans le cercle qui se trouve à gauche, nous allons cliquer sur le bord du cercle qui se trouve en haut à droite. Cette opération affiche des poignées que l’on appelle des « lignes directrices ». Ici nous allons simplement appuyer sur la touche supprime de clavier faisant disparaître cette portion de cercle. Je clique sur la page avec la flèche blanche afin de désélectionner le cercle.

Effectuons la même transformation, toujours sur le même cercle, mais sur la partie en bas à droite. J’utilise également la touche « supprime ».

J’effectue exactement la même opération sur l’autre cercle, cette fois-ci, pour supprimer la partie gauche du cercle.

Cette méthode a tendance à laisser des « points isolés ».

Ici, j’effectue une « sélection rectangulaire » pour vous montrer ces points.

Il est possible d’appuyer sur la touche « supprime ».

Une autre commande permet de rendre actifs tous les points isolés et inutiles de l’illustration. Nous allons utiliser cette méthode.

Désélectionnons de nouveau les deux points.

Dans le menu « sélection », je sélectionne la commande qui se nomme « objet » et là je choisis l’option « points isolés ».

Nos 2 points se retrouvent sélectionnés, il suffit d’utiliser la touche « supprime ». Lorsque les illustrations sont très complexes, il n’est pas rare de retrouver une quantité impressionnante point isolée.

Dans la barre des outils, sélectionnons l’outil « plume » afin de réunir ces deux demi-cercles.

Pour cela, je clique sur le « point d’ancrage » qui se trouve sur le cercle de gauche et je trace un autre point sur l’autre demi-cercle qui se trouve à droite.

J’effectue la même opération pour la partie basse.

Il s’agit maintenant d’une forme unique.

Regardons de nouveau la photographie, je suis parfaitement conscient des écarts qu’il y a entre l’illustration et la photographie, ce qui nous intéresse, c’est d’avoir la partie supérieure de cette forme plus épaisse que la partie inférieure.

Pour effectuer cette réalisation, j’attribue un contour de « 16 pixels ».

Ensuite je vais dans le menu « objet », commande « tracé » et enfin la commande « vectorisé le contour ».

Ici, nous voyons trois traits. Deux traits concernent le pourtour est un trait concerne le fond.

Il nous suffit maintenant de supprimer le fond.

Je désélectionne l’objet puis, à l’aide de la « flèche blanche », je clique au centre de la forme pour ainsi le sélectionner que le fond est le supprimé.

Vous noterez au passage que lorsque l’on « vectorise » des formes possédant un fond et un pourtour on se retrouve dans ce cas de figure ce qui peut être tout à fait intéressant dans la construction de certaines illustrations.

Toujours avec la flèche blanche, j’effectue une « multi-sélection » des deux points qui se trouvent en haut de l’anneau. Ceux-ci sont placés dans la partie basse de cette zone.

À l’aide des « flèches directionnelles », je descends ces points pour créer une surépaisseur dans la partie haute de l’anneau.

Si besoin est, je sélectionne la « flèche noire » et je modifie l’ensemble de la forme en prenant soin d’appuyer sur la touche « Alt » pour que la déformation s’effectue à partir du centre.

Les puristes pourront déplacer d’autres points afin d’améliorer la forme générale.

Pour remplir cette forme d’un dégradé, nous utiliserons de nouveau la pipette est nous sélectionnerons la base remontoir.

Regardons de nouveau la photographie, il nous reste à réaliser la molette du remontoir proprement dit.

Ici la forme est très complexe, car les lignes sont vrillées.

Ici la solution que je vous propose, j’en ai conscience est un peu médiocre, mais nous sommes dans le cas d’un vidéogramme.

Pour bien faire, il faudrait dessiner à la main des traits de plus en plus déformée avec un calcul mathématique loin d’être évident.

Autant cet objet serait facile à réaliser avec un logiciel 3D. Dans « llustrator », ce remontoir peut devenir une vraie galère.

Quoi qu’il en soit, je vous propose une solution beaucoup plus simple mettant en avant d’autres possibilités techniques d’Illustrator.

Nous traçons une ellipse de la taille du remontoir en utilisant la touche « Alt » pour que le point de référence soit sur le repère central.

Appliquons-lui les valeurs de couleur par défaut.

Prenons le temps d’ajuster la forme.

L’ellipse étant sélectionnée, nous allons « double-cliquer » sur l’outil « mis à l’échelle ».

Dans la fenêtre mise à l’échelle qui s’est affichée, sélectionnons le bouton radio « différencier » et inscrivons la valeur « 85 % » en horizontales et « 100% » en verticale. Il suffit de cliquer sur la commande « copier » pour refermer la fenêtre.

Nous obtenons un doublon de la même hauteur, mais moins large.

Afin d’éviter de refaire cette manipulation, nous allons utiliser le fameux raccourci : « contrôle plus la lettre D » plusieurs fois.

Ici, nous allons être obligés de modifier le rapport entre ces ellipses, car, en faîte, la réduction n’est pas proportionnelle.

À l’aide de la « flèche noire » et en prenant soin d’appuyer sur la touche « Alt », je peux modifier la forme de l’ellipse. La touche « Alt » permettant de respecter la symétrie l’objet.

Je désactive les « repères commentés » pour ne pas subir leur attraction.

Je modifie la forme de l’ensemble des ellipses.

Je leur attribue un pourtour de même taille, c’est-à-dire, dans mon cas, « 1 pixel ».

Le rapport entre ces formes est loin d’être scientifique.

Maintenant, il suffit de tracer un trait pour figurer l’ellipse centrale.

À l’aide de la « plume », je réalise ce trait.

Pour parfaire le réalisme, nous allons sélectionner une ellipse sur deux afin de lui attribuer, grâce à la pipette, la couleur du dégradé du boîtier.

J’effectue une « multi-sélection » de ces ellipses et à l’aide de la « pipette », je sélectionne la portion extérieure du boîtier.

Je désélectionne les ellipses.

Maintenant, je sélectionne les ellipses qui sont restées de couleur blanche et à l’aide de la « pipette », je sélectionne le dégradé du boîtier dont le diamètre est plus petit.

Dans le bas de la fenêtre des outils, je crée un « contour » à cette sélection.

Ainsi j’obtiens une alternance de dégradé.

L’épaisseur des traits s’en trouve modifié, c’est pourquoi je sélectionne l’ensemble de cette forme et j’attribue une valeur de « 1 pixel » à l’ensemble des pourtours.

Il me suffit maintenant de mettre les plans dans l’ordre à l’intérieur du calque qui se nomme » remontoir ».

Dans la fenêtre « calque », il suffit de déplacer le calque « remontoir » et le placer sous le « calque » qui se nomme « boîtiers ».

Je verrouille l’ensemble des « calques ».

Dans le menu « affichage », sélectionnons la commande « masquer le damier de transparence ».

Dans la » barre des outils », je sélectionne l’outil « plan de travail » et à l’aide des « flèches directionnelles » ou des poignées, je modifie la position du « plan de travail » pour que la montre se retrouve au centre.

En fonction de la réalisation, comme nous avons travaillé principalement gros plan, il est possible de sélectionner tous les éléments du « calque remontoir » pour éventuellement les grossir ou les diminuer.

En veillant bien sûr à conserver l’homothétie et éventuellement interagir sur l’épaisseur du contour.

Cette illustration que je qualifierai de pédagogique est terminée. Celle-ci a permis d’utiliser un grand nombre d’outils qu’il sera nécessaire d’approfondir par la suite.

Lorsque vous aurez envie, réalisez de nouveau cette illustration en trouvant des solutions pour l’améliorer et la rendre plus réaliste.

Ces solutions existent, mais elles sont plus complexes, alors je vous demanderais un peu de patience.

À bientôt

Pierre Tomy Le Boucher